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RECIT DE MON ACCOUCHEMENT

Dernière mise à jour : 18 janv. 2023

Aujourd'hui je voulais vous faire le récit de mon accouchement de mon fils Milo. J'ai accouché en 17h ce qui est tout à fait convenable. Avec le recul sans ces vomissements j'ai eu un super accouchement car j'étais très bien entourée malgré la douleur. Je le referai sans hésiter.


24 novembre 2022, 18h :

Avec Doudou nous entrons dans la maternité pour mon déclenchement planifié. On m’ausculte dans une salle et on me donne un cachet qui contient de la prostaglandine pour provoquer le travail. Quatre heures plus tard, on me donne à nouveau un cachet et on m’ausculte pour voir l’avancée (nulle). Entre-temps nous nous sommes installés dans la chambre. A 2h on me donne directement un cachet dans la chambre pour que je puisse me reposer.


25 novembre, 4h30 :

je commence à vomir (chose assez courante chez moi en fin de grossesse) mais je vomis donc potentiellement le cachet et les vomissements me donnent mal au ventre. On appelle la sage femme (d’ailleurs celle qui a en partie suivi ma grossesse) qui nous dit de descendre pour un nouveau monitoring. On me propose d’aller en salle nature dans une grande baignoire pour me détendre et accélérer le travail.


6h00 :

Toujours des douleurs qui se font de plus en plus fortes, le monitoring sans fil montre que les contractions sont proportionnelles à mes pics de douleurs. Je suis fatiguée car je continue de vomir… J’arrive néanmoins à faire des micro-siestes entre ces dernières.


9h00 :

La douleur est énorme et accentuée par mes vomissements, je réclame la péridurale. En parallèle: switch d’équipe, un sage femme adorable prend le relais mais je l’ai détesté quand il m’a dit que j’étais à 1cm donc pas de péridurale (il faut attendre 3cm).


10h00 :

Il me propose de poser une perfusion d’hydratation et d’anti-vomitique (car je ne fais que vomir encore!) et une injection de morphine, j’accepte!

Totalement dans les vapes, je m’endors tel un lamantin dans l’énorme lit/canapé de la salle nature. Mais je ne souffre plus! Je vomis encore un peu mais beaucoup moins.


12h30 :

Monsieur va chercher le sac de la salle d’accouchement dans la chambre et pendant ce temps là je perds du sang. Je me souviens que j’étais pas moi même car impossible de me relever pour m’essuyer. Heureusement j’ai un homme en or, il me tendait les haricots pour vomir, me donnait à boire, mais surtout faisait tout pour me rassurer même s’il ne l’était pas. A ce moment-là il a vu “beaucoup” de sang couler. Il appele le sage femme qui dit que c’est normal et que c’est bon signe car ça prouve que les contractions sont bien fortes. Il vérifie le monitoring et est étonné dans le bon sens de voir que Doudou avait nettoyé mon sang et m’avait changé les alèses “mais c’est mon travail monsieur!”, tellement rassurée d’avoir mon Doudou qui veille sur moi alors que je suis si faible. On me redonne de la morphine qui ne fait pas effet, les douleurs reprennent de plus belles.


13h30 :

Je perds les eaux et on me dit que l’anesthésiste va me poser une péridurale, il faut donc que je passe en salle d’accouchement normale. J’accueille ce dernier et le sage femme avec un “mes héros!”. Je souffrais vraiment, je n'avais jamais sentie une telle douleur et j’étais très faible avec une hypoglycémie qui s'installe doucement. Pour information je n’ai rien senti du tout! Je m'endors.


20h00 :

On me fait une injection d’ocytocine pour relancer les contractions qui s'estompaient.


21h00 :

C’est le départ, la gynécologue, sage femme (on avait changé encore pour une encore plus douce) et la puéricultrice m’expliquent le déroulement à venir et certains codes entre eux et ce que ça veut dire. Il faut dire que j’avais demandé dans mon plan de naissance que TOUT me soit expliqué.

C’est donc parti, on met en position avec les étrilles, monsieur me tient la main et me brumise et surtout m’encourage. La péridurale est bien dosée donc je sens les contractions et j’arrive à pousser! Allez! Je pousse en bloquant, une fois deux fois trois fois pendant les contractions mais bébé n’arrive pas à passer. Il est bien positionné mais il a une grosse tête. Je continue avec les excellents conseils et encouragements de toute l’équipe. Doudou m’encourage comme jamais mais ça veut pas, bébé descend et remonte… Je m’épuise et la gynécologue le voit.


21h30 :

Je suis épuisée, elle me dit alors que le bébé a un cœur de champion mais qu’il ne veut pas descendre seul. Il faut les spatules. Elle m’explique ce qui va suivre, appelle un pédiatre (procédure) et me prévient qu’il faudra me faire une épisiotomie pour les spatules. Je panique mais elle m’explique et ça me met en confiance, on évitera la déchirure et elle fera une couture interne donc aucun souci ça sera qu’un demi centimètre perpendiculaire.


21h35 :

Je dit que j’arriverai à faire qu’une poussée supplémentaire, échange de regard entre moi et la gynécologue, elle me dit que la prochaine sera la bonne ou sinon ce sera césarienne. Je panique vraiment à ce moment là je dis “NON J’AI PAS SOUFFERT TOUT CA POUR CA” et je me dis que là je vais tout donner pour expulser ce truc (dites vous que je suis vraiment à bout).


21h40:

C’est le moment, je pousse comme jamais et là j’entends le signal de la gynécologue, la sage femme m’appuie dessus (elle m’avait expliqué pourquoi ça pourrait arriver et que j’avais rien à craindre) en me montant presque dessus et là je ressent une délivrance. On me pose Milo dessus, il hurle directement ça y est je suis maman. Doudou pleure en me félicitant, on n’en revient pas : cette chose est de nous!


21h45:

Milo se fait ausculter par le pédiatre juste à 2m de moi supervisé par Doudou, tout va bien, il fait même pipi sur le pédiatre. Moi on me recoud et me nettoie mais en me relevant je fais un gros malaise avec des convulsions. Je reviens a moi, on décide que Doudou fera le peau à peau juste à côté de moi. Je ne peux pas être en position autre que couchée. On m’hydrate et me donne du sucre pour m’aider.

Milo prend des couleurs et 3h plus tard on nous remonte en chambre.

On est une famille!



Demain je vous raconterai mon post partum et donc ce qui a suivi. J’espère que ce récit vous a plu. Sachez qu'à mes yeux j’ai jamais été aussi vulnérable et épuisée. C'est le moment le plus éprouvant et le plus fort que j'ai vécut mais vraiment malgrès tout ça c'est le plus beau moment de ma vie. Accoucher m'a donné un sentiment de force et de puissance mais jamais je n'aurais réussi sans cette relation fusionnelle que j’ai avec Doudou. Cette photo de @cmon.2vue me parle vraiment pour illustrer ce moment : la force et détermination que j’ai eu et mon Doudou dans l’ombre qui a été mon pilier.



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